Paysage de la planète Mars avec Matt Damon de dos.

Seul sur Mars : leçon d’humanité à la Ridley Scott

Octobre 2013, Sandra Bullock tente de regagner la Terre après avoir vu son vaisseau se faire pulvériser par une pluie de météorites (Gravity, Alfonso Cuarón). Novembre 2014, Matthew McConaughey part en exploration sur d’autres planètes afin de trouver celle capable d’accueillir l’humanité en voie d’extinction (Interstellar, Christopher Nolan). Octobre 2015, Ridley Scott abandonne Matt Damon à 250 millions de kilomètres de son Amérique natale. Nouvelle strate dans l’univers cinématographique de la conquête spatiale, Seul sur Mars transpose le mythe de Robinson Crusoé sur la planète rouge, non sans y ajouter une bonne dose d’adrénaline : leçon d’humanité à la sauce USA !

#SeulSurMars transpose le mythe de Robinson sur la planète rouge : leçon d'humanité sauce USA ! Click To Tweet

Affiche du film de Ridley Scott, Seul sur Mars.Réveil la tête dans le sable. Votre niveau d’oxygène est critique et vous avez une antenne plantée dans le ventre. Persuadés de vous avoir définitivement perdu dans une tempête, vos coéquipiers astronautes ont évacué la zone : Mars. Pour vous, c’est juste un cauchemar, pour Mark Watney, une réalité. Dans une telle situation, deux options : se laisser mourir de désespoir ou se relever les manches. Notre héros choisit bien sûr la seconde et le défi est de taille. Si le personnage de Defoe se devait pour survivre de réinventer tout le savoir-faire de l’homme acquis sur des millénaires, l’inhospitalité de Mars oblige Mark Watney a le dépasser : communiquer avec la Terre, dompter l’énergie solaire, faire pousser des tubercules dans un sol stérile… Heureusement, n’est pas astronaute qui veut, Mark a un sacré bagage scientifique. Nature hostile versus intelligence humaine, les paris sont ouverts.

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Sur les rythmes disco de la compile laissée par son capitaine (la prolifique Jessica Chastain), notre Robinson réfléchit, tente, échoue, recommence, peaufine… Son incessante activité est l’expression même de son humanité. Faire preuve d’inventivité, toujours aller au-delà du possible, ne jamais baisser les bras. Par ses conditions extrêmes, le scénario de Seul sur Mars sublime la nature de l’homme. Pourtant la leçon est valable au quotidien, que vous réalisiez une charlotte au chocolat ou un vase en argile, que vous répariez votre voiture ou un grille-pain, que vous résolviez un problème de chimie ou immortalisiez un paysage sur une toile, la créativité, quelle qu’en soit la forme, est l’essence de l’humanité. A travers la persévérance de son personnage, Ridley Scott laisse entendre un discours profondément humaniste : l’existence tient au dépassement de soi. En parlant de se dépasser, le réalisateur de Gladiator n’y est d’ailleurs pas allé avec le dos de la cuillère : panoramas grandioses de Mars, rebondissements en série, suspens haletant, effets spéciaux ultra réalistes… Oui, Seul sur Mars est aussi palpitant que pertinent. Du bon, du très bon même !

 

Photo : © 2015 Twentieth Century Fox

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